Parutions

Petit manuel de savoir-vivre à l’usage des enseignants

9782757803196Points 2007

Ce pourrait être un manuel de survie pour aventuriers de l’extrême. Vous êtes un enseignant au bout du rouleau, ou soucieux de garder la main ? Un parent d’élève, un écolier curieux de pénétrer enfin dans l’antre professorat ? Véritable mode d’emploi qui décortique avec humour les situations les plus délicates de la profession, ce manuel est fait pour vous !

 

 

Feu le principal

feuStock 2000

C’est la gardienne qui donne l’alerte : un incendie s’est déclaré dans le collège à la suite d’une forte explosion. Les pompiers découvrent un cadavre carbonisé dans un bureau. C’est mon bureau. C’est mon cadavre. Je m’appelle Lefur. Je suis, enfin, j’étais le principal du collège Claude-François de Pantreuil. Un principal mort, surtout moi, c’est mieux qu’un vivant. Tout le monde y trouve son compte, au fond, les profs, les mômes, et même Ange-Dominique Rizoli, mon adjoint. Sauf que je me suis arrangé pour ne pas pousser mon dernier soupir dans un mouchoir et que, même brûlé vif, je n’ai pas dit mon dernier mot. Ni sur ma mort, ni sur Rizoli, ni sur les profs, ni sur l’école.

Les Céfrans parlent aux Français : Chronique de la langue des cités

cefran1996 Calmann-Levy

Quel est le point commun entre un Turc, une Malienne, une Kabyle, une Coréenne, une Serbe et une Bretonne ? A Jean-Jaurès, collège de la banlieue parisienne, c’est le français. Pas celui de l’Académie, mais une langue vivante, inventive, en constante ébullition, une langue faite pour « tailler » : pour faire mal et pour faire rire. Boris Seguin et Frédéric Teillard, tous deux professeurs de français, ont élaboré avec leurs élèves un dictionnaire de plus de quatre cents mots avec des exemples qui sont autant de gros plans sur la vie quotidienne des adolescents. Les adolescents des cités ont un message à transmettre. Les Céfrans parlent aux Français le décodent pour tous.

Boris Seguin et Frédéric Teillard enseignent le français depuis près de vingt ans dans des collèges et des lycées aussi différents que ceux de Provins, Versailles ou Villeneuve-la-Garenne. Ils se sont rencontrés il y a trois ans au collège Jean-Jaurès en Seine-Saint-Denis.

Crame pas les blases

carmepas1994 Calmann-Levy

Crame pas les blases, dans l’argot des cités, veut dire « donne pas les noms ». Si l’on se fait prendre par un flic, un contrôleur de la RATP ou un prof, on ne balance pas. On ne collabore avec aucune autorité. Comment briser cette loi du silence quand on enseigne le français en zone sensible à des élèves qui deviennent hypersensibles, voire agressifs dès qu’on prononce le mot devoir ? Grâce à la poésie. Pendant deux ans, des élèves de sixième et de cinquième ont fait rimer le monde clos de la banlieue avec le plaisir des mots, inventant une nouvelle mythologie urbaine où se croisent dealers, bolosses, condés et racailles : un monde féroce, cru, émouvant et drôle.

Crame pas les blases est un instantané de ce que pensent et ressentent les enfants de la société périphérique, un reportage sur la banlieue par ceux qui y vivent, un exemple de ce que peuvent faire des élèves considérés comme irrécupérables.